La Vallée sacré et le Machu Picchu

Que dire de cette expédition et de cette expérience gravées à jamais dans nos mémoires ? Cela a failli se faire sans mon binôme. Mais il s'est mis « un coup de pied au cul » et nous sommes partis le 4 septembre 2026. La première étape nous a menés à Chicheron, qui signifie « arc-en-ciel ». Nous avons pu voir les terrasses d'agriculture et visiter une tisserande. Elle nous a montré comment nettoyer la laine d'alpaga, la tisser et changer la couleur de la laine avec les plantes et les larves de cochenilles. Nous avons eu droit à une tasse de coca en prime, que j'ai bue avec plaisir, et à des couvertures sur nos jambes car il ne faisait pas chaud.
Nous sommes partis ensuite à Maras afin de découvrir les salinas. Nous avons pu observer le site d'en haut, ce qui nous a fait réaliser la grandeur du site d'extraction. Ce sont les habitants du village qui exploitent les salinas. Les familles ont plus ou moins de bassins à exploiter. Ils font 10 cm de profondeur. La récolte se fait sur 6 mois environ pendant la saison sèche. Le blanc dominant, avec les taches marron de terre, nous aveugle littéralement les yeux. Nous avons dégusté du chocolat au sel et j'ai craqué pour une tablette, moi qui rêvais d'un carré de chocolat depuis quelques jours. J'ai partagé la mini-tablette avec mes enfants. On s'est régalés.
Nous avons continué notre chemin vers Moray, un site où l'on peut observer les différentes terrasses des Incas. Bref, l'INRA à la façon inca. Les terrasses ont différentes structures de sol ainsi que des systèmes d'irrigation. Elles sont exposées différemment pour comparer la pousse des différentes cultures qu'ils faisaient. les expérimentations pouvaient durer une centaine d'année dans certains cas. Décidément, ils sont forts, ces Incas.
Après avoir dégusté notre premier cochon d'Inde (excellent pour ma part), nous nous sommes dirigés vers Ollantaytambo. Encore un édifice des Incas, encore plus impressionnant. Nous avons eu droit à la montée des 240 mètres en escalier avec différents paliers. La structure n'a pas eu le temps d'être finie à cause de la guerre. Le guide nous a expliqué et montré la technique des Incas en photos et simulation. Pas en vrai, ces pierres sont trop lourdes pour un humain. Leur technique se rapproche de celle des Égyptiens.
Nous avons terminé la journée en prenant le train pour le Machu Picchu afin de nous rendre à Aguas Calientes pour notre visite du lendemain. L'accompagnement est particulier. En effet, il y a de nombreux Péruviens en tenue traditionnelle avec des pancartes indiquant les lettres des wagons, le tout accompagné de musique folklorique. La SNCF n'a qu'à bien se tenir ! Durant le trajet du train qui dure 1h40, nous avons droit à une histoire interprétée en costumes par le personnel du wagon : deux personnes par wagon. Le train et le trajet sont une aventure en soi, entre les mouvements du train et les paysages changeants, car nous sommes au début de l'Amazonie. Une fois arrivés, nous dînons avec notre guide francophone, Julian, qui nous accompagne. Puis nous allons nous coucher, car Julian vient nous chercher à 6 heures le lendemain pour la visite du Machu Picchu.
À 6 heures, nous suivons Julian dans les rues d'Aguas Calientes pour nous rendre dans la file d'attente des bus qui montent au Machu Picchu. Nos billets de bus sont pour 7 heures et il y a déjà une foule monstre qui attend. Pas de folklore ce matin, juste des conducteurs efficaces et du personnel au taquet pour être opérationnel. La montée au site est impressionnante et donne le vertige, mais bizarrement, je me sens bien et profite du paysage et de cette montée. Enfin, nous entrons sur le circuit 2 du Machu Picchu. Dès les premiers mètres, on se rend compte de la grandeur de ce lieu. Les photos que l'on connaît tous ne rendent pas justice à la réalité de ce lieu (même nos photos). C'est grandiose, spectaculaire, magnifique, magique, exceptionnel. Les mots me manquent. Il faut être là-bas pour comprendre. De plus, notre guide nous a expliqué l'histoire du Machu Picchu, qui s'appelait différemment à l'époque des Incas, mais nous ne savons pas comment. Finalement, il s'appelle ainsi car les Indiens appelaient la montagne attenante Machu Picchu en 1912. Le nom est resté.
Pour tout vous dire, la visite du Machu Picchu est un souvenir que je ne suis pas prêt d'oublier. Je pourrais vous raconter son histoire, mais ce que je retiens est la majestuosité de ce lieu. Oui, je sais, ce n'est pas un mot qui existe. Mais le Machu Picchu mérite un mot qui n'existe pas, tellement il m'a rempli d'émotions.
J'ai vu des dunes, des falaises, l'océan Pacifique, des condors planer, un canyon magnifique, une ville blanche, mais cette visite va sans doute rester le point d'orgue de mon passage au Pérou. Enfin, je pense. Notre séjour au Pérou se termine le 13 septembre.







Sacrée civilisation que ces Incas!
On ne peut que les remercier de nous avoir laissé un site comme le Machu Pichu.
Je comprends l’effet Wahou !!
Même si tant que l’on n’a pas visité et été au Machu Picchu on ne peut vraiment pas connaître ce que vous avez vécu, en lisant ton article, tu arrives à nous embarquer avec toi et à retranscrire les émotions que tu as ressenti en étant là-bas.
Merci 🙏🏻