Que dire de ce début d’aventure au Pérou ?

par Aurélie | 30/08/2026 | Aurélie, Pérou | 1 commentaire

Mes premiers pas au Pérou m’ont laissés un sentiment étrange. Je m’explique. C’est un pays plein de contrastes.

Une conduite sportive malgré l’état des routes

Le code de la route. Est ce que c’est une option ? Y a t-il des écoles de conduites ? En effet, il semble être une suggestion et non une obligation. Dès la sortie de l’aéroport de Lima, direction le quartier de Miraflores. Le choc est immense. Nous traversons un quartier qui ressemble à un décor sorti des pays africains en voie de développement : des bâtiments inachevés, plein de détritus sur le sol et une règle absolue : la voiture est reine et le piéton est un obstacle.

 

Circulation depuis le bus

Traverser la rue devient un sport extrême qui se pratique en sprint et sans échauffement. Nous l’avons pratiquer autant à Lima en ville qu’à Paracas en campagne. Sur la route, le klaxon est un langage à part entière. On klaxonne pour dire « bonjour », « je passe », « dégage », « attention je suis là » ou parfois juste pour le plaisir d’accompagner les autres dans la symphonie des klaxons.

À Pisco, nous avons même eu droit à un concert gratuit de plusieurs minutes : aucun véhicule, pas même la police, ne voulait céder un centimètre. C’est la loi du plus gros ou du plus culotté. Doublement par la droite, par la gauche, sur les trottoirs… Conduire au Pérou ? Hors de question. Je préfère laisser ma vie entre les mains de chauffeurs locaux qui semblent avoir négocié un contrat d’immortalité avec le destin.

Arroz con pollo

Les valeurs et l histoire des péruviens

Contrairement à la circulation, les valeurs locales sont tout sauf chaotiques. Les Péruviens portent leur histoire comme un blason. À Lima, il existe carrément un musée dédié à la tolérance et à la non-discrimination. Des panneaux rappellent ces principes partout. On sent que cette fierté historique façonne leur caractère. Au premier abord, ils peuvent sembler réservés, presque froids. Mais sortez votre espagnol (même approximatif, genre « Hola, ¿dónde está el baño ? ») et là, miracle : ils s’ouvrent et sont adorables.

Le sourire est vraiment une monnaie d’échange universelle. Et puis, il y a notre atout secret : nos enfants, et surtout notre petite fille. Être parents voyageurs ici, c’est comme avoir un passeport VIP. Les Péruviens fondent littéralement. Nous ne sommes plus des touristes, nous devenons une attraction familiale attendrissante.

Des paysages à couper le souffle

Nous avons passé seulement deux jours à Lima et sommes restés dans la quartier de Miraflores mais cette ville offre bien plus avec ses différents quartiers. Nous n’avons pas été à Barraco, Chorillos, San Isidro, centre historique. Il faut savoir qu’il y a 11,5 millions d’habitants juste à Lima pour presque 35 millions de péruviens. Lima est donc très dense et il faut plusieurs jours pour prendre le temps de la visiter. Nous avons fait le choix de rester seulement 2 jours en restant sur Miraflores.

Nous sommes partis ensuite pour une escale à Paracas. C’est une petite bourgade balnéaire très agréable à vivre ou le désert plonge dans l océan pacifique. Cet arrêt nous a permis de découvrir la faune et la flore local magnifique. Nous en avons pris plein les yeux avec les couchers de soleil, la richesse de la faune et ce désert au bord de l’océan pacifique.

Notre étape suivante devait être l’oasis de Huacachina pour une pause de 24 heures. Sauf que le Pérou a décidé de nous rappeler qui commande : El Niño a abîmé les routes et un tremblement de terre s’en est mêlé. Résultat : notre pause express s’est transformée en arrêt forcé.

Arroz con pollo
Arroz con pollo
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Un petit point négatif

Le côté obscur : « Vous êtes Anglais ? Non ? Français alors ! » Il y a un petit bémol dans ce tableau idyllique : le harcèlement commercial. À chaque coin de rue, quelqu’un veut vous vendre une sortie, un taxi ou un menu du jour. Nous sommes des touristes, donc des proies faciles. Mais le plus drôle (ou le plus absurde), c’est le profilage ethnique. Parce que nous sommes Européens et que nous avons des enfants en bas âge, nous sommes automatiquement catalogués « Anglais » ou « Français ». Apparemment, dans l’imaginaire local, seules ces deux nations ont le droit de voyager en famille. Les Allemands ? Les Espagnols ? Les Suisses ? Inexistants. Depuis notre arrivée, nous n’avons croisé que trois autres familles étrangères. Soit nous sommes des cas très rares, soit les autres familles ont trouvé le moyen de devenir invisibles.

Et la nourriture dans tout ça ? Ah, c’est vrai, je n’ai pas encore parlé du plus important. Cela mérite un article entier, car ici, même les pommes de terre ont plus de variété que dans le reste du monde réuni. La suite au prochain épisode !

Arroz con pollo

1 commentaire

  1. Monique

    Bravo Aurélie pour ce texte vivant et pertinent. Ce premier contact donne très envie de lire la suite…

    Reply

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