No gracias !
Ces mots résonnent dans ma tête. Ils sont prononcés plus d’une dizaine de fois par jour dans les rues, pour tout et n’importe quoi. Un serveur d’un resto qui propose son menu, une offre pour un tour de buggy dans le désert de Huacachina (vu que l’on est restés bloqués quatre jours, on l’a souvent entendue, cette proposition).
Tout est question de politesse. Il faut répondre gentiment, toujours avec le sourire et sans crispation. Le problème, c’est que c’est de plus en plus dur au fur et à mesure que la journée passe. Garder son calme et refuser toujours le plus poliment possible : No gracias.
Et puis parfois, on cède et on les laisse nous vanter le tour qu’ils proposent. Le souci, c’est qu’ils ne prennent pas suffisamment en compte l’âge d’Abigaëlle. Du coup, cela nous fournit une échappatoire. Et le no gracias finit par revenir.
Bref, j’ai arrêté de compter et je vais continuer de refuser poliment. Peut-être qu’un jour je dirai : ¡Sí, gracias !


Courage à vous et profitez bien 🙂
On a pu partir pendant que la route était ouverte (il y a eu d’autres éboulements depuis). On est maintenant à 3500m à Cuzco.