Billet d’humeur 1

par Nicolas | 18/10/2026 | News | 3 commentaires

Nous venons d'avoir une discussion avec Aurélie. On parlait du fait que l'on va encore une fois un peu dépasser notre budget. Un peu seulement, rien d'inquiétant. Quand on regarde Instagram et les bilans des « tourdumondistes », on s'aperçoit que la plupart respectent bien leur budget. Mais on a creusé un peu le sujet. On se demande vraiment si tout est compté.

Certains font beaucoup plus de vols en avion que nous avec des tarifs qui sont parfois franchement prohibitifs. De un, c'est cher et de deux, ce n'est pas franchement très écologique. Avec nos 17 vols, je trouvais déjà que c'était beaucoup trop. On a vu des itinéraires qui n'ont aucun sens avec des aller-retour à partir d'une même ville sans prendre le temps de découvrir cette ville. Cela ne nous ressemble absolument pas.

Une autre partie de notre voyage fait partie intégrante de notre tour du monde : la gastronomie locale. On ne peut pas faire sans. Cela fait partie de notre voyage au même titre que des « activités » que l'on pourrait faire. Certains disent que l'on mange mal en Bolivie. Ils ne connaissent pas Manq'a, ce restaurant-école où l'on est allé deux fois, nous a fait découvrir une gastronomie très riche par exemple avec cette soupe très populaire en Bolivie : la sopa de Mani. Au Chili, j'ai découvert le pil pil ou le mariscal, ces bouillons à base de vin blanc, de poissons et de crustacés pour le mariscal et avec des crevettes et/ou du poulet pour le pil pil sont franchement bons. Je ne parle pas des empanadas que l'on retrouve sous plusieurs noms dans toute l'Amérique du Sud ou presque.

 Je n'ai que trop rarement vu des voyageurs parler de leurs expériences culinaires alors que, pour nous, cela fait partie intégrante de notre voyage. Et puis zut, nous sommes français après tout. La gastronomie fait partie de notre culture !

Nous avons passé par exemple 8 jours Cusco, 4 jours à Puno au Pérou et 9 jours à Sucre en Bolivie. Oui, c'est beaucoup. Mais, on vu des Péruviens avoir plusieurs métiers. On a aussi compris que la vie des Boliviens n'était vraiment pas simple. On a vu plusieurs manifestations et contrairement à la France sans casseurs. Des manifestations contre l'augmentation du prix de l'essence qui a parfois été multiplié par 2 à certains endroits mais aussi contre les pénuries qui touchent certaines villes. On a vu des files de voitures attendre plusieurs heures voire plusieurs jours de l'essence à des stations. Le coût de la vie a également fortement augmenté en particulier sur les produits d'importation quand le gouvernement a revu la valeur de la monnaie bolivienne à la baisse. Pour nous Européens, c'était une aubaine mais pour les locaux, ce n'était du tout la même chose.

Quand hier, j'ai vu les images de ce qui s'est passé en France, j'ai cru faire un cauchemar. Notre vie de Français est plus que confortable comparée à ce que l'on peut voir dans certains pays. On devrait, je pense, regarder un peu plus ce qu'il se passe ailleurs. Oui le coût de la vie a augmenté, oui les salaires n'ont pas suivi, oui certaines décisions de nos politiques sont parfois regrettables. Mais il faut se pencher sur certaines parties du reste du monde pour comprendre notre chance. Et je pense que la suite du voyage ne fera que conforter cette idée.

 Chacun voyage comme il l’entend. Alors si nous dépassons à nouveau notre budget, ce sera pour découvrir, comprendre et profiter. Et ce sera sans aucun regret.