Le Yin : le sud Lipez

par Nicolas | Oct 4, 2026 | Bolivie | 2 commentaires

Le Sud Lípez vient en continuité du Salar d'Uyuni. C'est un peu le yin et le yang. L'un ne va pas sans l'autre. On peut le faire avant le Salar ou après en fonction de ce que l'on va faire après. Dans notre cas, c'était après le Salar car Fredy notre chauffeur nous a déposés à la frontière chilienne à Hito Cajón.

On a quitté le Salar le 2 octobre au soir, un peu avec regret, tellement cet endroit nous a émerveillés. Mais le Sud Lípez est encore plus grand, plus haut, plus tout ! Des couleurs de lagunes sorties d'un dessin animé (vert, rouge, noir, ...), de la neige (tombée 10 jours auparavant).

 Il n'y a plus de route goudronnée après Uyuni. Ce n'est que de la piste. Parfois avec du sable, parfois avec des pierres. Pneus un peu dégonflés pour un peu plus de confort et c'est parti. On passe dans des gorges avec un peu d'eau dans le fond. On s'arrête près de lagunes (Laguna Negra) ou avec des milliers de flamants roses andins et de James (Laguna Hedionda). Et du vent, beaucoup de vent. Relativement froid vu l'altitude entre 3700 et 4980 mètres. Encore plus haut qu'au Pérou. À 20 mètres près, on passait les 5000. Pour rappel Abigaëlle a 4 ans !

 

On dort sans chauffage dans des auberges ou chez l'habitant. Les habitations sont sommaires mais les couvertures sont bien chaudes et malgré l'altitude, on dort plutôt pas trop mal avec toujours ce vent.

 La piste se poursuit vers le sud avec la Laguna Colorada. C'est rouge avec plein de flamants principalement de James. C'est le début de la réserve nationale Eduardo Avaroa. Du désert à 4000 mètres de moyenne mais des vigognes (ancêtres des lamas) et des vizcachas (rongeurs de la famille des chinchillas qui ressemblent à des lapins, avec de très longues oreilles et surtout une longue queue touffue) que l'on peut très facilement observer.

On termine par Laguna Blanca et Laguna Verde. Très rapidement à cause du vent toujours plus fort. La lagune verte est toxique. Il n'y a donc pas de vie mais la couleur est irréelle. Pour ceux qui connaissent le lac vert dans la vallée de Chamonix, cela n'a rien à voir. Le vert est ici plus fluo. Dommage que le soleil était bien caché derrière des nuages. La lagune blanche est principalement composée d'oxyde de bore et de divers sels minéraux. Elles ne formaient qu'un lac par le passé mais le réchauffement climatique en a décidé autrement.

La frontière est juste après. On n'en a vu qu'une partie de cette partie de la Bolivie. On aurait pu passer beaucoup plus de temps et j'espère revenir un jour dans ce coin de la Bolivie par nos propres moyens.