Début d’aventure en Bolivie : entre dépaysement et défis d’adaptation à La Paz

Nous sommes arrivés le 13 septembre en Bolivie par une frontière franchie sans encombre. Première étape : Copacabana, que je surnomme le « pays de la truite » coté bolivien (attention ce n’est pas celle du Brésil). Cette petite ville portuaire et balnéaire offrait un calme rare en cette période creuse. En effet, de nombreux commerces et restaurants étaient fermés. Cela ne nous a pas empêché de déguster des truites sur le port, de profiter d’une plage désertique ainsi que de nous rendre à la Isla del Sol (ile du soleil).
Pour se rendre à la Isla del Sol, il faut une heure et demi de navigation ( les bateaux sont plus lents que du côté péruvien). Cette escapade nous a fait découvrir une île aride habitée par des locaux et leurs mules. La vue est à couper le souffle au sens figuré comme au sens propre à plus de 4 800 mètres : une vue à 360 degré avec des monts enneigés dépassant les 6 000 mètres, entourant ce lac Titikaka, qui par certains aspects rappelle la Méditéranée.
Le 15 septembre vers 23 heures, nous avons posé nos valises à La Paz. C’est une ville tentaculaire dont les différents quartiers s’étendent comme des tentacules d’une pieuvre autour du centre de la ville. Un tour sur les différentes lignes de téléphériques nous ont donné cette vision de la ville. Par contre, la ville est assez polluée avec la circulation permanente. Mon nez l’a bien senti même si nous vivons à Lyon.
Je trouve la ville difficile à apprivoiser tout comme les boliviens. En effet, depuis notre arrivée, nous n’avons pas fait de rencontre marquante et la nourriture n’est pas un point fort à moins d’y mettre le prix, ou de trouver des perles car il en existe.
Par ailleurs avec leurs difficultés économiques, tout ou presque se paie en cash avec pour préférence des dollars. Nous avions heureusement une belle somme en dollars à nos yeux mais elle est insuffisante pour notre séjour. Moralité : pour partir en Bolivie, prévoyez l’entièreté ou la quasi-totalité de votre budget en dollars et emmener des euros à échanger en cas de besoin. Les euros sont une monnaie appréciés.
Bref ce début de séjour, surtout à la Paz, contraste fortement avec notre expérience péruvienne, dans laquelle je me sentais à l’aise et comme chez moi à la fin. Je sais qu’il ne faut pas comparer. C’est pourquoi j’espère que la suite de notre séjour à Sucre et dans le Salar me permettra d’avoir une vision plus positive et lumineuse de la Bolivie. L’aventure ne fait que commencer.









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