Beaucoup de personnes de notre entourage nous demande mais pourquoi vous faites ça ? Comment vous allez faire pour l’école ? (c’est certainement la question la plus posée celle-là) Et puis financièrement, vous allez faire comment ? Et cela doit être compliqué à organiser, non ?

Bref, pleins de questions qui méritent quelques éléments de réponse.

Illustration école voyage exemple du Pérou généré par IA
Illustration école voyage exemple du Pérou généré par IA

L’école

Commençons par celle qui est la plus posée.

Abigaëlle vient d’avoir 4 ans. Elle doit rentrer en moyenne section. Autant vous dire tout de suite que pendant le tour du monde, elle va certainement plus apprendre de chose que pendant une année à l’école.

Pour le plus grand, Gwenaël, c’est un tout petit peu plus délicat. Il a 10 ans et devait rentrer en 6ème. La première année du collège donc. Une année important certes, mais qui correspond à la fin du cycle 3 des apprentissages. C’est une année de remise à niveau pour beaucoup d’élèves venant d’écoles primaires très différentes. On a un avantage. Gwenaël est un bon élève qui n’a aucune difficulté particulière (sauf un peu en orthographe mais il est bien meilleur que son papa au même âge). On va donc lui faire les cours par nous-même. On a étudié le programme de 6ème et il est vrai, qu’en dehors de quelques nouvelles notions, on devrait pouvoir se débrouiller en misant surtout sur le français et les maths. L’anglais sera appris durant le voyage sur le tas étant donné que l’on passe par plusieurs pays où l’anglais est la langue principale. Et pour le reste, en histoire, il ne fera peut-être pas le programme mais va étudier les Incas quand on sera au Pérou, la guerre du Vietnam au Vietnam et la guerre de Pacifique quand on sera au Japon.

On est donc pas plus inquiet et comme on dit, le voyage forme la jeunesse.

Financièrement

Je ne vais pas m’étendre sur le sujet. On ne dépense pas plus que ça au quotidien. Et on a eu un héritage qui nous permet de financer ce voyage.

Mais oui, ce voyage coûte cher quand on met tout bout à bout mais c’est un choix. On veut découvrir une partie du monde pendant que l’on est en forme.

 

L’organisation

2 ans ! C’est ce qu’il a fallu pour monter notre projet. Étudier les pays, chercher  où nous allons aller, éviter les conflits possibles et ceux déjà déclarés. C’est un peu casse-tête mais on a été relativement vite à se décider.

On a dû revoir notre itinéraire en raison d’un potentiel conflit au Népal (mais finalement ça va mieux) et dû fait de la guerre au Moyen-Orient que l’on avait un brin anticipée. Grâce aux conseils de l’agence de voyage avec qui on passe pour les vols, on peut faire un Bangkok – La Réunion direct.

Il a également fallu demander à nos employeurs respectifs un congé sabbatique que l’on a obtenu plutôt facilement.

Et le reste, et bien, Internet est une vraie mine d’or lorsque l’on sait où trouver l’information et comment faire le tri dans le vrai du faux.

Bref, ce n’est pas si compliqué lorsque l’on prend le temps de faire les choses.

Illustration école voyage exemple du Pérou généré par IA

Conclusion

En résumé, si le projet semble fou sur le papier, il devient réalité une fois les premiers billets réservés . Certes, remplacer la cour de récréation par les ruines du Machu Picchu et les manuels d’histoire par des rencontres réelles comporte quelques risques, comme celui de revenir avec une envie de repartir aussitôt.

Quant à nous, parents improvisés professeurs des écoles, prof tout cours et guides touristiques, nous savons déjà que le plus grand défi ne sera pas la logistique ou le budget, mais bien de convaincre les enfants que visiter un temple à l’aube est plus excitant que de jouer toute la matinée.

Reste plus qu’à croiser les doigts pour que le Wi-Fi suive, car sans ça, comment pourrez-vous lire la suite de nos aventures ? Le voyage commence maintenant, et croyez-nous, la suite promet d’être encore plus imprévisible que notre plan initial.

Les autres articles