Le Yang : Le Salar d’Uyuni

Soyons clairs. C'est grand ... Très grand même ! C'est blanc (la plupart du temps). C'est plat (ou presque). Et contrairement à ce que l'on croit, ce n'est pas totalement sec. On y a passé 2 jours sur les 4 de cette « expédition ».
Je ne vais pas refaire l'article de Wikipédia mais pour que ce soit plus facile, voici quelques informations :
Altitude : 3660 mètres environ
Superficie : entre 10580 et 12000 km² suivant les sources et comment on compte à partir des bords.
Composition : sels de bore (appelé borax), de chlorures, carbonates et sulfates de sodium (le sel de table sans l'iode), potassium, magnésium et de lithium. 40 % des réserves exploitables de lithium mais qui n'est presque pas exploité aujourd'hui. L'extraction est plus difficile que prévu. Des études sont en cours. Le truc noir sur la photo, c'est du lithium oxydé.
90 km/h (mesuré au GPS, le compteur ne fonctionnait plus) dans un 4x4 avec plus de 400000 km au compteur. On a du mal à croire qu'on avance tellement les distances sur le salar sont longues. On s'arrête au niveau des yeux du salar. Ce sont des trous d'eau formés à cause de dégagements gazeux (gaz non toxique).
Par la suite, le guide nous dit que nous allons voir une des îles mais je ne vois rien à l'horizon. Plus d'une heure de voiture sont nécessaires sans compter les pauses pour chercher des cristaux de sel mélangés à du lithium et les inévitables photos souvenir.
Vu que c'est une étendue presque totalement plate sur des kilomètres, cela permet de faire des photos avec des perspectives qui n'ont plus de sens. Mais c'est amusant et le guide a plein d'idées. Bizarrement les résultats sont bien meilleurs avec un smartphone dont le capteur est petit et proche du sol qu'avec un reflex ou un hybride.
On distingue l’île d’Incahuasi (maison de l’inca en quechua) qui apparaît comme un mirage au milieu de tout ce paysage blanc. Elle recouverte de cactus dont certains ont plus de 1000 ans. Ces cactus sur cette petite île tranche avec le blanc environnant. Cela donne des contrastes saisissants. On pique nique (que dis-je ? On mange un vrai repas chaud comme on mangera à chaque « pique nique ») sur l’île. On a tellement apprécié l’endroit que l’on y reviendra le lendemain midi.
On prend notre temps, sans aucun pression de la part du guide, ce qui est très appréciable. On termine la journée par un apéritif sur le salar au couché du soleil. Un verre de vin, quelques gâteaux apéro sucré et salé avec un coucher de soleil mémorable.
Le salar faisait parti des destinations que j’attendais le plus lors de ce tour du monde. Je n’ai pas été déçu. C’est une vraie claque de la nature. L’immensité du salar fait que l’on se sent tout petit. Bien que les ressource de lithium soient abondantes, il est indispensable que le gouvernement bolivien protège ce site le plus possible. J’ai conscience que c’est presque mission impossible mais je pense que c’est un équilibre a trouver.










Vraiment Top , les photos sont sublimes et je pense que vous aviez aussi un super guide ……